Le fabuleux destin de Gotan du Lavoir des Marais !

Voici une série de choses que vous humains me faites et que je déteste tout particulièrement

 • Me détourner de mon travail. Si vous me voyez avec mon harnais, ceci signifie que je travaille. Dans ce cas, je vous invite à ne pas me déranger, m’appeler, me caresser ou me nourrir. Si je suis au repos en revanche vous pouvez bien entendu me caresser après avoir obtenu l’accord de Didier.

 • Utiliser des mots plutôt que le langage corporel. Vous aimez bavarder avec moi, mais je n’y comprends absolument rien la plupart du temps. Par exemple, la confusion s’installe chez moi si vous me dites « Gotan pas bouger ! » et que vous me tendez la main en même temps. Je suis, par contre, un expert en lecture du corps humain. Je suis capable d’anticiper vos pensées et vos sensations. Je suis parfaitement capable de vous comprendre sans aucun ordre verbal en interprétant simplement la position de votre corps et de vos mouvements.

 • Se pencher sur moi et me mettre vos doigts dans ma figure. « Renifle ma main, Gotan, renifle ! » « Heu… T’es qui toi ? »

 • Me caresser le crâne. Tout comme vous, je n’apprécie guère les caresses sur la tête. En général, je préfère m’éloigner lorsqu’une main cherche à atteindre le dessus de mon crâne. J’aime mieux que vous me caressiez le dos ou la partie postérieure de mon corps. Et si vous souhaitez me féliciter, pensez plutôt à me caresser sur la zone juste au-dessus de la queue, j’adore ça.

 • Me prendre dans vos bras. AAARGH ! Les humains aiment bien passer les bras autour de moi pour m’exprimer divers sentiments. Mais je n’aime pas spécialement cela. Si je pose ma patte sur un congénère, ce geste est interprété comme un acte de domination. Je perçois donc dans votre étreinte comme une tentative de domination et non un câlin. D’ailleurs, beaucoup de morsures découlent de cette situation. Pour exprimer mon mécontentement : j’éloigne ma tête, j’évite le contact visuel et je tends mes oreilles vers l’arrière. À bon entendeur …

 • Crier ou parler d’une voix perçante à hauteur de mes oreilles. « AAAAH !!! Tu es TROOOP MIGNON !!! » et dire que je ne peux même pas me boucher les oreilles !

 • Venir à ma rencontre en me regardant droit dans les yeux. Si quelqu’un me fixe de la sorte, je suppose qu’il veut me dominer et cela me met mal à l’aise. De la domination à l’agressivité, il n’y a qu’un pas. Même si ma réaction dans ce cas sera la soumission, je peux comprendre la violence par instinct de survie de mes congénères. Si vous voulez me saluer, inclinez légèrement votre corps, détournez les yeux et parlez-moi avec une voix douce. Tous ces indices m’aideront à comprendre que vous ne me voulez aucun mal.

 • Me tenir la tête et m’embrasser. Beurk ! Si un inconnu vous donne l’accolade et vous embrasse dans un ascenseur, vous seriez en droit d’être dégoûté et de vous en défendre.

 • Les exceptions aux règles établies. Au travers d’un ensemble cohérent de règles à suivre, je ressens de l’amour. Les règles rendent la vie beaucoup plus prévisible, moins confuse et moins stressante. Ce que je ne comprends pas ce sont les exceptions à la règle. Je ne peux pas comprendre le fait de pouvoir sauter sur Didier lorsque celui-ci porte des vêtements de loisirs, mais pas lorsque ses habits sont propres. Les règles doivent être claires, compatibles et accompagnées de récompenses positives.

 • Me forcer à interagir avec d’autres chiens ou des humains que je n’aime pas. Tout comme beaucoup d’autres espèces « sociales », j’ai mes amis préférés et il est très facile de s’en rendre compte. Par contre, je n’aime pas que l’on me sorte de ma zone de confort, que l’on me force à vivre des situations sociales contraignantes. Cela me rend malheureux.

 • Une promenade sans possibilité de renifler ou d’explorer. Dans le cadre de mon travail, je suis parfaitement capable de me promener docilement. Il est toutefois important de me donner un peu de temps pour explorer mon environnement. J’adore renifler l’odeur d’un tronc d’arbre au même titre que vous, les humains, vous aimez observer un coucher de soleil. J’aime parcourir de nouveaux endroits et explorer avec Didier des quartiers inconnus.

 • Tendre et serrer fortement ma laisse. J’interprète parfaitement le langage corporel de Didier et je peux déceler son niveau de tension au travers d’une laisse trop serrée. En me promenant et en serrant trop fortement cette dernière, vous élevez mon niveau de stress, de frustration et d’excitation. En me promenant avec une laisse peu tendue vous me démontrez ainsi que vous êtes calme, mais que vous gardez le contrôle.

 • Montrer de la tension. Votre nervosité se transmet par la tension de la laisse. Plus vous êtes nerveux, plus je le serai et je n’apprécie pas cette sensation. La prochaine fois que j’adopterai un comportement frustré ou tendu, pensez un peu à votre conduite à cet instant. Je suis en quelque sorte le miroir de votre attitude.

Si vous désirez en savoir davantage sur mes ressentis, je suis tout disposé à partager mon expérience avec ceux qui le souhaitent. Il vous suffit de me contacter.